CCAT - DIALOGUE DE SOURDS

Le thème de la CCAT a suscité une sorte de dialogue de sourds entre Laurence Nasdrovisky (FORUM/MSAD), qui avait inscrit le point à l’ordre du jour, et Bruno Van Grootenbrulle. La mandataire socialiste-démocrate s’interrogeait sur le fonctionnement de cette Commission consultative d’aménagement du territoire qui doit être consultée pour certaines matières.

Le député-bourgmestre a d’emblée annoncé la couleur, si on peut dire : " Depuis la fin du mois de mars 2003, il y a eu six réunions de la CCAT avec des sujets importants, ; vous avez assisté à deux de ces réunions ; vous n’avez jamais pris la parole ; vous n’avez jamais apporté d’enrichissement au débat. C’est étonnant que vous vous souvenez aujourd’hui de son existence… ". Il a fait état, par ailleurs, d’une volonté ministérielle de réduire le champ d’action de telles commissions. " J’applaudis des deux mains ceux qui veulent réduire des démarches tatillonnes.. ".

Laurence Nasdrovisky a voulu répliquer. Le bourgmestre n’a pas souhaité lui rendre la parole, indiquant que le règlement de fonctionnement de l’assemblée communale était précis pour de telles interpellations jointes à l’ordre du jour. Il a clôturé la séance publique dans un certain brouhaha, l’opposition lui reprochant telle attitude. Roland Foucart (FORUM/ATH) souleva notamment le sujet des " communications " faites par le Bourgmestre en début de séance, communications qui s’ouvrent tous azimuts et à sens unique d’après lui.

Démission

Laurence Nasdrovisky a transmis mardi un communiqué de presse prolongeant son interpellation relative à la CCAT. Elle indique notamment avoir attiré l’attention du Collège, dès 2002 et 2003, sur le fonctionnement de la CCAT.

" Dans sa réponse du 29 octobre 2002, le bourgmestre m’affirmait : " la CCAT est par ailleurs une commission consultative. Nous estimons que pour faire avancer certains dossiers, il est préférable que nous en discutions au moins 10 fois par an entre nous, les mandataires majoritairement élus au sein de l’Assemblée communale ".

Dans celle du 25 février, il me confirmait : " Il nous paraît que la constitution d’une CCAT est une idée généreuse à laquelle nous avons souscrit, mais que, depuis lors, d’autres couches administratives sont venues recouvrir les précédentes et que la chape est telle qu’il est difficile de tenir le rythme des réunions qui ont été annoncées par M. Denis... ".

Pour moi, la CCAT qui, à l’origine, est un merveilleux outil de démocratie participative en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme, a été complètement vidée de sa substance à Ath… ".

Elle met encore en évidence certains éléments quant au fonctionnement, en indiquant qu’il est arrivé que le président soit remplacé par une personne ne faisant pas partie de la CCAT. Elle note que les participants n’ont jamais reçu de procès-verbaux des réunions.

Mme Nasdrovisky annonce aussi avoir démissionné de son mandat au sein de la CCAT où elle représentait le PS.

Et elle ponctue son communiqué en faisant encore allusion à un courrier du Bourgmestre.

" Le 29 octobre 2002, il m’écrivait : " Le travail que vous faites chaque jour au sein de votre quartier et dans vos différentes intercommunales est de très grande qualité et il se fait sans bruit mais, avec efficacité, et sans nécessairement mettre sur pied des réunions. Certains parlent parfois de ce qu’ils ne connaissent pas du tout. Telle n’est certainement pas votre situation ".

Francis HOSTRAETE