Tarifs parkings non approuvés

Région-Province, le ping-pong n'amuse plus

ATH C'est un premier pas franchi dans le dossier des parkings à Ath. Le collège provincial n'a pas approuvé la modification des tarifs du stationnement coïncidant avec la période préélectorale. Ce qui ne surprendra personne puisque comme déjà répercuté, répondant à une interpellation du député Jean-Luc Crucke, le ministre Courard précisait que toute modification tarifaire devait être avalisée par le conseil : "Les autorités de la ville ne pouvaient l'ignorer."

D'où la récente prise de position provinciale. Là où l'on donne l'impression de temporiser, c'est sur le fond. Le député frasnois insistait il y a un mois : "Vos services ne mettent toujours pas la main sur la délibération du conseil communal déléguant la gestion du stationnement et les conditions de celle-ci. Il faudra bien qu'un jour on réponde à la question de légalité des sommes perçues à Ath. Quid de recettes non légales, d'impayés sur base de droits de recette illégaux ? Avez-vous un rapport circonstancié de votre administration ?"

Et le ministre de préciser : "Les décisions n'ont pas été prises par l'autorité compétente, en l'espèce le conseil et la concession de parking n'aurait fait l'objet que d'une décision du Collège communal non communiquée à la tutelle pour approbation. Je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la validité juridique des décisions prises à ce jour par la ville et plus encore quant à la validité des actes posés et redevances perçues. La seule autorité compétente pour juger est le Collège provincial. Je mets tout en oeuvre pour que la ville d'Ath communique au Collège provincial l'ensemble des actes administratifs de ce dossier afin qu'ils soient approuvés ou non."

Si la récente décision provinciale permet déjà d'envisager que des verbalisés réclament leurs amendes pour la période concernée, on attend rapidement une prise de position des mêmes responsables provinciaux quant au fond de ce dossier mal ficelé depuis le début. La légalité du système en place à Ath (2004) n'ayant, comme remarque le ministre, jamais été adoptée par la tutelle, quand va-t-on enfin crever l'abcès ?

Quand va-t-elle aussi se décider à examiner les deux PV d'une réunion ? La présidente de l'Association des commerçants précise : "Il est évident que nous ne pouvons que prendre connaissance et accepter toute décision des autorités. Il faut aussi savoir que notre association tente toujours en tant qu'interlocuteur privilégié de la ville, à rendre la vie plus facile à notre clientèle. Nos démarches non agressives tendent toujours à la conciliation. Le 1/4 d'heure gratuit, une heure gratuite jusqu'au 15 janvier, récemment acquis, constitue déjà pour nous des succès."

Ph. S

Les commerçants athois ne manquent pas d'humour... (Dh)