Enquête de santé à Ath

 

Les enfants seront fort représentés dans l'échantillon qui analysera le degré de plomb, nickel, chrome et cadmium

ATH Suite aux interrogations du député Paul Galand (Ecolo), la ministre de la Santé en Communauté française, Catherine Fonck (CDH), vient d'apporter des précisions sur la campagne de biomonitoring (recherche d'indications de contamination) bientôt lancée auprès des habitants du centre d'Ath. On apprend ainsi que le fameux biomonitoring devrait spécialement concerner les enfants. Les analyses de sang mesureront la présence de plomb et de cadmium dans un échantillon représentatif de la population. Cette dernière devrait être répartie en quatre groupes d'âge. Les enfants de maternelle, un peu plus âgés, adolescents et adultes.

Quatre métaux seront mesurés : cadmium, plomb, chrome et nickel. Et la ministre de préciser : "Cette étude implique une étroite collaboration avec les médecins généralistes qui rencontreront, dans le courant de ce mois, l'ensemble des membres de la task force. Nous attendons confirmation de la date retenue par la ville d'Ath. La Communauté française a chargé l'Institut de santé publique (ISP) de faire suivre l'analyse épidémiologique des résultats de l'étude par des experts scientifiques externes. L'ISP termine l'élaboration du cahier des charges dans le but d'obtenir des résultats scientifiquement validés. L'ISP déterminera la taille de l'échantillon, avec une surreprésentation des enfants. Le calendrier précis de mise en oeuvre du biomonitoring n'est pas encore disponible."

La Région wallonne a sollicité un rapport de la police de l'environnement visant les sources présumées de pollution. Un contrôle des eaux déversées ayant été effectué, les résultats sont attendus.

Un contrôle des rejets atmosphériques sur les cheminées expulsant des poussières de métaux lourds sera réalisé sur une période suffisamment longue (six mois) pour tirer des conclusions valables. Cela devrait permettre de valider les auto-contrôles pratiqués par une des firmes locales.

Pour Ecolo, la surreprésentation des enfants dans l'échantillon est une bonne chose : "Nous attendons de voir sur quelle partie de la ville l'échantillonnage se fera. Une zone trop grande et non soumise à la pollution risque de diluer certains résultats... Il est temps pour les riverains de se constituer en comité s'ils veulent avoir accès au comité d'accompagnement de l'étude ! Un point négatif : la remise en cause des résultats de l'étude commanditée par la ville d'Ath. Ces critiques très dures risquent maintenant d'être utilisées par les tenants du" tout va bien". C'est pourquoi il faut sans doute prolonger l'étude en lui donnant des balises scientifiques et méthodologiques éventuellement plus fortes. Ou alors, que la province conteste les critiques..."

Ph. S

L'inquiétude de la population et des riverains justifie largement une étude sanitaire. Une étude dans laquelle une attention particulière sera portée aux enfants. (SIMOULIN)