Éclairage public à Ath : danger !

Sécurité publique : autosatisfaction béate d'un bulletin communal de circonstance

ATH Un récent bulletin édité par l'administration communale, Ath, Pays vert, accorde une large part au plan global de sécurité établi en collaboration avec le professeur Delvosalle et présenté aux entreprises puis aux riverains du zoning de Ghislenghien.

Ces propos rangés dans la rubrique Parlons-en méritaient l'investigation. Une relecture permet de constater que ce plan global de sécurité correspond étroitement à l'arrêté royal du 16 février 2006. Il n'est donc pas besoin de prêter serment à la sécurité, comme on peut le lire dans un document sur internet puisque les dispositions prises constituent une obligation légale dont le bourgmestre est investi depuis le décret de 1789.

Pour le dossier de zone, en page 8 du bulletin, il s'agit là aussi d'une inspiration de l'article 26 de l'AR où l'inventaire des risques est clairement évoqué avec toutefois une nouveauté puisque les conduites souterraines (impétrants) sont évoquées bien qu'elles soient du ressort du ministère des Affaires Economiques. Néanmoins, leur localisation précise est plus que précieuse. Par ailleurs, la description donnée des fiches d'intervention est encore une application de l'article 27 du même arrêté où il est question des plans particuliers d'urgence et d'intervention antérieurement appelés plans préalables d'intervention.

Néanmoins, comme le dit le commandant Lowagie, ce plan a le mérite d'exister. Infiniment plus discutable, à la page 10 du bulletin, nous apprenons que la Ville d'Ath disposait d'un plan général d'urgence avant la promulgation des dispositions légales. Il est vrai que ce document est antérieur aux nouvelles dispositions de 2006, mais il faut quand même préciser qu'il avait été établi suivant des instructions du gouverneur de la province. À moins que celui-ci ne soit pas une autorité compétente, on ne peut parler d'innovation...

De plus, le gouverneur faisait remarquer que depuis un AR de 1967, il y avait lieu d'établir à la demande du bourgmestre et donc au niveau communal, des plans préalables d'intervention pour les bâtiments, complexes de bâtiments ou installations à risques... À cette époque, le maïeur n'avait que 14 ans, mais la raison est-elle suffisante ? Seule la ducasse d'Ath faisait l'objet d'un tel plan particulier d'urgence et d'intervention jusqu'à l'élaboration du plan global concernant Ghislenghien, comme on peut le lire en page 11.

Quid du zoning des Primevères, de La Floridienne, d'Hoganas qui méritent autant d'attention ? Sauf si rien d'autre ne constitue un risque méritant le dit plan. Et les écoles (évacuer de nombreuses personnes) à forte population au quotidien ?

Des informations font état d'un dossier du ministère des Affaires Économiques sur l'entretien (du ressort communal) de l'éclairage public athois. Coffrets électriques extérieurs endommagés, fermés par un fil de fer, poteaux qui penchent dangereusement, mal fermés et souvent (floralies obligent) copieusement arrosés. Alors, parlons-en...

Ph. S

© La Dernière Heure 2006