Commission Nationale Permanente du Pacte Culturel
Rue Ducale, 4  

1000  BRUXELLES

 

 

Ath, le 27 mars 2006                    

 

 

 Annexe : Vie Athoise n°100

 

Objet  : Demande d’avis relatif à l’utilisation du bulletin communal athois. Traitement non équitable des diverses tendances idéologiques.

 

 

Madame, Monsieur, 

 

La commission nationale du pacte culturel a remis récemment un avis sur une plainte de conseillers communaux d’Andenne au sujet de l’usage problématique du bulletin communal local.

 

Cet avis a vivement intéressé 4 conseillers communaux appartenant au groupe  FORUM (siégeant dans l’opposition au conseil communal d’Ath). En effet, nous nous sentons aussi bafoués dans l’expression de nos opinions. Nous nous sentons écrasés par la diffusion du bulletin communal Athois qui de façon systématique transforme la réalité du terrain pour exprimer la satisfaction de l’appareil communal.

 

Nous sommes choqués qu’une telle atteinte à l’expression des opinions puisse se perpétrer dans un pays démocratique, dans une commune dirigée par une équipe qui prône le dialogue citoyen.

 

Au conseil communal, nous avons déjà mentionné l’exagération dans l’utilisation des moyens communaux pour diffuser uniquement l’opinion du bourgmestre (que ce soit dans les divers bulletins et toutes-boîtes distribués sur l’entité ou à travers les pages mises en ligne sur le site internet de la Ville d’Ath). Nous avons été ignorés.

 

A Ath, le PS trône au conseil communal avec 22 conseillers sur 29. Celui-ci en profite dans un comportement totalitariste pour utiliser tous les moyens de communications à sa portée afin de diffuser sa pensée unique.

 

Voici quelques extraits commentés de ce fameux opus millésimé.

 

La Vie Athoise, la 100 ème a encore fait fort en cette veille d’élections communales (voir en annexe).

Ce bel outil, payé par nos impôts, est détourné de sa mission pour chanter la gloire des réalisations de l’équipe en place et minimiser les problèmes rencontrés.

 

Tout d’abord, le vocabulaire utilisé est typique : comptez les mots « joli, beau, nouveau, charmant,  … » et on s’en vient vite à hésiter : lisons-nous  une brochure de Disneyland-Paris …, ou bien une de ces descriptions édifiantes comme des régimes passés pouvaient en produire à longueur de « polit-bureau » ?

 

Ensuite, articles après articles, des fausses informations ou plutôt des informations tronquées sont présentées.

 

Page 5 : « Le budget global est en boni ! ». Telle qu’elle, la phrase ne veut rien dire : ce n’est que le côté positif d’un revers bien plus noir. La dette est passée de 1750 à 2700 € par personne en 3 ans. En parler aurait été une information complète. Eluder ce point, c’est mentir. Un boni à l’ordinaire est un terme purement comptable : on a emprunté assez pour payer les charges courantes !

 

Tout est hélas à l’avenant et pourrait décrédibiliser toutes les autres belles initiatives !

 

Une partie des emprunts contractés permettent les investissements nombreux mais le lecteur se demande quel est le taux réel de subside : ce n’est sans doute pas « montrable » !

 

En page 6, nous ne pouvons manquer de penser au  sort des arbres abattus de l’Esplanade. Certes, ils ont été et seront remplacés par des centaines d’arbres et de plans. De plus, tout ça est couvert par l’emprunt alors,  pourquoi se priver ?

Notons aussi que pour lutter contre l’insécurité, un éclairage « discret » sera implanté : les sociétés de vente de spots étanches vont faire fortune…

Bonnes gens, ne vous tracassez pas , cela crée de l’emploi…

 

Pages 7, 8, 22, 23, l’environnement a une place de choix dans la « Vie Athoise ». Le lecteur a toutefois l’impression que la gestion de l’environnement ne comprend pas la gestion des risques industriels mais bien la plantation de fleurs.

Notons aussi que la gestion de la Dendre semble se résumer au réempoissonement périodique du cours d’eau précédemment pollué. Il y a progrès : il y a quelques mois, la Dendre n’avait jamais été polluée. La Ville ose écrire à ce propos que le « Contrat Rivière Dendre » sera vigoureusement réactivé.  La Vie Athoise n’explique nulle part la raison pour laquelle ce Contrat  a été mis en veilleuse !

 

Page 9. Le projet de la Bosse Pieman est lui bien enterré : on est loin de l’inauguration en fanfare du site en 2000.

 

Page 11 : La CCAT est maintenant active. Jusqu’ici, ce n’était qu’une façade sans aucune activité réelle. Cette situation avait été dénoncée en conseil communal par L. Nasdrovisky. Maintenant que plus personne ne rouspète, cette commission « redeviendrait » active.

 

Page 13 : Un des sommets de la désinformation concerne la concertation des riverains d’Höganas. Le PV de cette réunion est publié sur notre site : tout est encore à faire. Ce n’est pas ce qui est écrit dans cette Vie Athoise !

En ce qui concerne les plans de sécurité, ils devraient bientôt sortir … après moultes tergiversations. En attendant, à quelles catastrophes avons nous échappé …

 

D’autres articles de « fond » sont eux aussi « fautifs » ou « tronqués ». On ne parle par exemple pas des problèmes des odeurs sur le zoning de Ghislenghien, du braquage et de l’incendie criminel au Aldi, des bagarres dans les rues et autres festivités du genre,….

 

Nous ne décrivons ici que la Vie Athoise : nous n’osons entamer le débat sur le site internet « officiel » de la Ville.  Là, c’est tous les jours que la frontière du « démocratiquement correct » est franchie !

 

Forts de ce constat, nous demandons l’avis auprès de la commission nationale du pacte culturel, pour non-respect de la Loi de 1973 qui garantit la protection des tendances idéologiques.

 

 

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de notre considération distinguée.

 

 

 

 

   NASDROVISKY Laurence            DEROUX Jean-Claude                                VANDAMME France                   FOUCART Roland